9ème Tour du Grand Veymont

Un grand merci à tous les bénévoles et coureurs qui sont venus bravés les conditions météo ce dimanche.
Des photos pour ceux qui veulent revivre l’évènement en images ou ceux qui veulent savoir ce qu’ils ont ratés :

- Contrôle DVA : https://plus.google.com/photos/117835054862983581199/albums/5841467514569269953
- L’organisation : https://plus.google.com/photos/117835054862983581199/albums/5841467109356377489
- Parcours A (Combe sous l’Aupet) : https://plus.google.com/photos/117835054862983581199/albums/5841376478500097809
- Encore des photos! https://picasaweb.google.com/103576192996943561432/2013FevTGVVercors
- Et une vidéo https://vimeo.com/58867774

Merci à Christophe, Nicolas et Stan

Bourse aux skis de rando

Affiche Bourse Aux Skis 2012

Un double événement unique au stade des Alpes à Grenoble

L’événement principal est une bourse exclusivement réservée au matériel de ski de randonnée.
A l’heure actuelle cette bourse est unique en France et elle se déroule à Grenoble, qui concentre un formidable bassin de pratiquants de la montagne.

En parallèle à la bourse, nous organisons un salon dédié au matériel de ski de randonnée.
Le salon accueillera des fabricants, des distributeurs et des magasins mais également des associations ou des structures institutionnelles oeuvrant pour la prévention, la sécurité et le respect de l’environnement montagnard.

De 600 visiteurs en 2009, nous avons accueilli 1200 persones en 2011.
L’événement aura lieu cette année au 1er étage du Stade des Alpes en partenariat avec la ville de Grenoble et la Métro.

Pour tous, la bourse et le salon du ski de randonnée sont une occasion peu commune de rencontrer un public passionné.

Soirée « CHANGER D’APPROCHE » samedi 24 novembre 2012 à 18h à la MNEI

Vous en avez certainement entendu parler, « Changer d’approche » est une campagne organisée par l’association Mountain Wilderness, promouvant les sorties en montagne en transports en commun.

Samedi 24/11 à 18h à Grenoble MNEI

Affiche-soiree-CDA-24-novembre-2012-articleWeb

- juste après la journée sécurité neige et avalanches organisée par l’ANENA,
- venez participer à la remise des prix et présentation des sorties des lauréats du concours 2012 des plus belles sorties en montagne sans voiture.

Vous reconnaitrez peut-être parmi ces lauréats quelques membres de notre club ! Ils vous présenteront leur sortie par une vidéo ou un diaporama, puis discuteront de leur pratique autour d’un apéro bio, offert par Satoriz.

Toutes les infos sur www.montainwilderness.fr.

C’est parti pour l’édition 2012 des Xpress

Il n’est maintenant plus nécessaire de présenter challenge Grésivaudan Xpress : depuis maintenant 6 ans il est devenu le rendez vous incontournable des férus de course à pied sur les sommets environnants de Grenoble
Cette année, pas de révolution au programme, 7 courses seront au rendez vous comme l’année dernière à partir du 05 septembre.
Rendez vous sur le site pour toutes les infos: http://gxpress.dauphine-ski-alpinisme.fr/Ete/Actus.php

Entrainement manipulation défibrillateur

Jeudi dernier une première session d’entrainement à la manipulation du défibrillateur à eu lieu au Mûrier, organisée par Guillaume (merci à lui)

Elle a permis à 8 d’entre nous de se familiariser et s’entrainer à la manipulation d’un défibrillateur.
C’était aussi l’occasion de voir  (ou revoir) la chaine complète de déclenchement des secours et les gestes importants
Jetez un oeil aux quelques photos jointes.
Le tout a bien entendu été clos par un sympathique apéro dont le DSA a le secret…
L’intérêt n’est bien évidemment pas uniquement limité au périmètre des manifestations du DSA, mais ces gestes peuvent vous servir à titre personnel dans votre vie quotidienne.
Je vous invite tous à venir profiter des prochaines sessions qui seront proposées.
Bref: Profitez en, ça durera moins longtemps que les impôts !

Rien ne va plus à la Transvanoise 2012 !

Samedi 7 Avril,  nous prenons avec Matt , Karo et David, la direction de Pralognan pour  participer à la Transvanoise 2012. Depuis l’année dernière, la course se déroule sur deux jours, avec un prologue de 120m de D+, type nocturne, bien tonique le samedi et une course longue (2800m de D+) le dimanche. Avec Karo, après la déconvenue de la Pyramide d’Oz, on avait envie de terminer la saison sur une belle épreuve en équipe que l’on connait pour être très bien organisée dans un cadre « pas tant pire ».

Samedi, rien n’ira au prologue pour moi. Je me connais suffisamment, pour savoir gérer ce genre d’effort hyper violent, je n’étais donc pas trop inquiète de ce côté là. Mais dans notre vague de départ, je sais aussi que l’on peut jouer une place, histoire de ne pas terminer dernières aujourd’hui, donc forcément un petit stress s’installe. Le départ en course à pied se fait au sprint et à ce jeu là, je me place bien. Au peautage, on sort la manip du siècle avec Karo et on repart les premières. Le plat du début me permet d’allonger la foulée, je prends logiquement quelques mètres sur Karo qui n’aime pas ça! Je ne m’inquiète pas, je sais que je vais vite me faire reprendre par ma coéquipière dès que ça va se raidir. Puis dans une partie plus raide, nous devons mettre les skis sur le sac et là c’est le début de la fin pour moi. Je suis de plus en plus lente sans que je ne puisse rien faire. J’ai beau ralentir le rythme, c’est la panne sèche. Je suis même obligée de m’arrêter quelques secondes tordue en deux par les spasmes de mon estomac et pour contrôler mon asthme que je sens poindre. Entre temps on s’est bien sur fait doubler par les deux équipes, il n’y a donc plus rien à jouer du tout. Je repars sur un rythme d’escargot malade me contentant de limiter la casse sans réellement y parvenir. Bref grosse défaillance pour moi, la seule chose qui me consolera c’est que David aura subi à peu près le même sort… !

Avec tout ça, forcément ça me fait douter pour le lendemain, mais Karo me rassure : « demain c’est hyper long, ça n’aura donc rien à voir comme effort »!  En attendant, on profite du jacuzzi de l’hôtel pour peaufiner notre récup.  En revenant du briefing, que nous avons zappé, les autres participants nous informent que le départ a été décalé à 6H30 (chouette une heure de sommeil en plus) et que la barrière horaire a été raccourcie en raison des mauvaises conditions prévues (hum hum) !

Levés 5h pour avaler notre petit dèj, il neige dehors… Ça sent le parcours de repli tout ça. Arrivés à la salle, Grégory nous annonce un départ à 7h finalement, puis 7H30, puis 8h, puis 8H30. Notre sac s’allège d’une corde et de crampons et le baudrier et la longe restent eux aussi en bas. Quant au parcours, c’est le parcours de repli, du parcours de repli qui est finalement arrêté, soit 1200m de D+ en deux montées sans passage technique : un truc bien explosif quoi ! Karo doit de nouveau me rassurer… 8H30, nous sommes placées en première ligne en raison de notre « magnifique » 5eme place sur 5 la veille au prologue… Autant dire qu’au « Pan » de départ on se fait copieusement marcher dessus, surtout qu’on est à pied dans les rues de Pralognan pas très larges. On maintient la course à pied un bon moment, trop à mon gout, mais bon, c’est un parcours hyper court. Karo fini par marcher et je me cale sur son rythme. On arrive sur une piste forestière qui se raidit, je n’arrive plus à suivre mon petit groupe, je lâche un peu pour monter sereinement à un « petit » 13-14m/mn soit en gros 800m/h. J’entends derrière moi, deux personnes : visiblement une équipe apprécie mon rythme ! Deux secondes plus tard, j’entends une radio derrière moi, je me retourne… Bon visiblement c’est les serre-files qui apprécient mon rythme! Petit coup au moral à me demander ce que je pourrais bien faire pour ne pas être en toute dernière position mais j’ai beau réfléchir, je ne peux rien faire à part continuer à avancer  à ce rythme qui est le mien. 300m de D+ plus loin, on peut enfin chausser, Karo sort l’élastique et grâce à elle, je gagne 1m/mn on est maintenant entre 14-15mn/mn. On fini par rattraper une équipe, puis Mathias et Franck dans la descente qui suit. C’est bon on n’est plus dernière : le moral remonte! On a toujours en ligne de mire, Norman et Annemie, sans que l’on arrive à réduire l’écart avec eux. Je suis toujours à l’élastique mais j’en ai moins besoin maintenant. Notre rythme est très bon je trouve, 900m/h tant qu’on est sur la piste, puis « plus que » 800m/h dans les conversions glissantes qui nous mène à l’épaule du Moriond dans une tempête de vent/neige pas du tout agréable. On bascule dans la descente rapidement, on n’a pas envie de trainer, puis en regardant la montre on se dit qu’on peut jouer la course en moins de 2h, alors on tend un peu nos trajectoires. Mais un passage à pied un peu long faute de neige, nous mettra dedans, on arrivera finalement en 2h03, ce qui intrinsèquement est ma meilleure performance de la saison. On finit donc avant dernière, merci à Mathias et Franck de s’être dévoués pour faire respecter l’adage : « les filles ne finissent jamais dernières »  ;-) !

Le mot de la fin : coup de chapeau à l’organisation qui a su gérer, dans la douleur selon eux, cette météo hivernale et a quand même pu nous proposer un petit parcours. Vu les conditions, il n’y avait pas autre chose à faire de toute façon.

Vidéo de Stephane

Vidéo de Stéphane J2

Les résultats

 

“Cols et Cimes hauts” Chamonix, le 31 mars 2012

Nous sommes trois coureurs du DSA, Julie, Matt et moi, inscrits pour cette course mal connue au parcours aguicheur dans le cadre magnifique des aiguilles rouges près de Chamonix.
Cette année, cette course prend une teinte exotique car elle est support de 3 championnats nationaux; en effet, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la Belgique y décerneront leur titre de champion national de ski-alpinisme, la classe!!

Cette année, c’est la douzième édition des championnats de Belgique; chaque année la fédération se greffe sur une manifestation existante mais toujours différente pour varier les plaisirs (mais malheureusement jamais sur le plat pays, ça demanderait d’être trop réactif ce qui ne colle pas avec une épreuve nationale bien que cela aurait été possible vu les quantités de neige présentes dans les Fagnes en décembre 2010 et 2011).

C’est donc une bonne occasion pour moi d’essayer d’aller y chercher mon premier titre national après la tentative avortée de 2011 aux Gastlosen (course annulée par manque de neige). De plus, après la déception de n’être pas prise ni à la PDG ni à la Pierra Menta, c’est devenu l’ « objectif » de ma saison.

L’enjeu étant de taille (au moins comme mon pays!), le stress me gagne dans les jours précédents la course, je fais même une sortie spéciale manips avec Julie à Chamechaude histoire de bétonner ma stratégie. En effet, nous sommes 5 filles en lice pour le titre mais je connais ma principale adversaire, Anouk, car nous avons couru la Belle Etoile et la Transvanoise ensembles en 2011. J’ai donc bien identifié ses points forts (départ ultra-rapide, montée sur piste) mais aussi ses points faibles (manips, parcours d’arête et descente).
Le parcours semble sur le papier me convenir assez bien, chaque montée se finit par un bout à pied, l’arrivée est plus basse que le départ donc plus de descente mais dans les faits, il sera plutôt équilibré car la première montée se fait sur piste (aïe, 500m de D+ horribles pour moi d’entrée de jeu) et les crampons et les longes resteront dans la voiture (autant de manips en moins). Bref, il y a donc pour moi une course dans la course, une place à défendre et je n’y suis pas vraiment habituée mais “à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” (Le Cid, Corneille) donc va falloir s’accrocher et se faire mal.

Nous voilà donc partis vendredi soir, entassés à 3 dans la Clio avec tout le matos nécessaire à une course de ski-alp et à une journée chamoniarde (benne et gros fats pour une belle descente prévue dimanche, autant en profiter). Notre copine Julie Siniciali nous prête son studio des Houches avec vue panoramique sur l’aiguille du Midi pour y établir notre camp de base du WE, pas pire.
Samedi 7h, rendez-vous au pied du télécabine de Brévent pour le retrait des dossards et le briefing, la foule est dense et bigarrée, pleins de têtes inconnues et pour cause, les anglais, les hollandais et les belges sont venus en masse (51 sur 129 inscrits). L’organisation est un peu à la bourre mais finalement tout se ferra dans les temps et nous prenons la benne pour monter à 1810m sur le replat de la Farsa d’où sera donné le départ à 9h.

L’échauffement se fait dré dans l’pentu sur la piste qui servira de rampe de lancement à cette course, oh que j’aime pas ça… Je ne suis pas hyper sereine, ce départ raide, ces parties techniques qui ne le sont plus trop, la chaleur qui s’annonce me font douter sérieusement.

9h02, les fauves sont lâchés, Yannick Buffet prend directement les commandes de la course et moi derrière je tente de maintenir ma course à pied du départ quelques mètres supplémentaires sous les encouragements de Juju qui est bien plus forte que moi à cet exercice. Au bout de 200m, j’ai déjà les cuisses carbonisées et le coeur qui s’emballe, je ne peux pas continuer sur ce rythme et me résous à laisser partir Anouk tout en essayant de rester au contact. Y a pas à dire, elle est plus rapide que moi en montée pure, va falloir sortir de bonnes manips et de bonnes descentes et gérer l’effort au mieux car le parcours fait quand même 1800 de D+.

J’arrive au sommet de la première montée (2540m), quand elle bascule dans la descente, rien de dramatique donc, mon dépeautage est propre et rapide, je me lance à mon tour dans la face nord de l’Aiguille Pourrie qui est encore poudreuse mais que les skieurs devant moi descendent en dérapage car c’est un peu raide (3.3, 40° sur 150m). J’en dépasse quelques uns et arrive au repeautage avant Anouk, je fais à nouveau une manip propre qui me permet d’entamer la deuxième montée devant. Le jeu du chat et de la souris commence, un coup moi, un coup elle, c’est difficile moralement, je suis au taquet tout le temps, pas même le temps de regarder le paysage pourtant grandiose qui nous entoure car la course se déroule en grande partie dans la réserve naturelle des aiguilles rouges.

Je me fais dépasser dans la montée; décidément, je n’arrive pas à tenir le rythme qu’elle m’impose, je suis à nouveau obligée de laisser filer  mais je recolle un peu lors du passage skis sur le sac pour arriver au Col des Lacs Noirs. La descente est bonne, en neige transfo bien lisse, sans difficulté donc je ne parviens pas à la rattraper dans la descente, faudra attendre le repeautage d’où je repars en tête (ça a du bon les nocturnes, même 3 mois après!!).

Commence alors la remontée de la combe Lachenal, qui en fait est une ancienne piste de ski bien trafolée dans laquelle les organisateurs n’ont pas trouvé nécessaire de faire une trace, à chacun donc de monter au mieux, je n’arrive pas à tracer raide, je suis donc obligée d’enchaîner les conversions et de voir passer quelques concurrents plus à l’aise que moi sur ce terrain. On débouche enfin au sommet du télésiège de l’Index à 2385m pour continuer sur la deuxième moitié de la montée qui nous mène au col de la Floria, commence alors pour moi une longue traversée du désert au sens calorifique du terme. Je souffre de la chaleur, je n’ai déjà quasiment plus d’eau et je suis obligée de me mettre de la neige dans le cou, dans la combine et dans le casque pour faire baisser ma température corporelle, j’en arrive même à m’arrêter deux fois dans la montée pour reprendre mes esprits. A ce moment précis, je suis persuadée que la course est jouée, je ne reviendrai jamais sur Anouk et je me résigne déjà à ma deuxième place tellement je suis mal. Au passage du col, je quémande un peu d’eau aux deux gendarmes qui sécurisent le parcours; malheureusement, ils n’ont que de l’oxygène à m’offrir, je décline leur proposition en espérant me rafraichir dans la courte descente qui suit.

S’ensuit la montée au col des Crochues, 2704m, il y a du monde sur l’itinéraire, nous sommes obligées de dépasser quelques dizaines d’alpinistes venus faire leur sortie hebdomadaire, c’est un peu galère car comme nous arrivons au compte goutte ils ont du mal à différencier les compétiteurs des autres et nous sommes obligées de batailler pour qu’ils nous laisse la super trace de montée dans le couloir. Cette circonstance de course me permet de revenir sur Anouk et de passer en tête dans la succession de parties à pied alternant avec des section à skis, toujours grâce à de bonnes manips (au moins une chose que je ne pourrai pas me reprocher).

Je m’engage dans la longue et dernière descente, je lâche tout, c’est ma seule chance de faire le trou avant la petite remontée finale jusqu’au refuge de la Flégère, je parviens ainsi à rattraper et à dépasser  une poignée de concurrents parmis lesquels, Leanne, la première anglaise (présente à la PM, en équipe mixte, et à la Belle Etoile).

Matthieu m’attend à l’arrivée de cette longue descente de presque 1000m, je suis contente de le voir, ça sent l’écurie; je suis d’autant plus contente qu’ il m’annonce qu’il ne reste que 140m de D+, dans ma tête, il en restait 250m et en cette fin de course, 110m ça fait toute la différence. Je repars à bloc ne sachant pas quel écart j’ai pu creuser mais après quelques conversions, je me retourne et  comme je  ne vois personne derrière moi, je lève un peu le pied  surtout que la pente sous le refuge se raidit méchamment et que je suis « couite » comme on dit chez moi.

Je suis donc la première belge à  franchir la ligne d’arrivée après 3h04 de course poursuite bien disputée. Anouk arrivera en deuxième position deux minutes et demi après moi et Veerle, la troisième belge qui complète le podium, 31 minutes plus tard.

Au final, je finis 64è au scratch (sur 119 arrivants), 6è féminines (sur 21) et 4è senior (sur 15), sans doute le meilleur classement de ma saison.

Matt et Julie font également une belle course; Matt finit 13è au scratch et Julie 82è. Julie qui aura aussi fait une course serrée avec Annemie (championne du Luxembourg si la compétition avait existé).

Le repas d’après course s’est déroulé dans une super ambiance avec une météo plus que printanière au refuge de la Flégère, face au Mont-Blanc.

Pour profiter du déplacement et du fait d’être à Cham, nous enchainons dimanche avec une sortie en montagne, direction l’Aiguille d’Argentière en montant par le glacier du milieu. Il faut être patient car pour être à 10h sur les skis, il nous aura fallu plus de deux heures soit: faire la file aux caisses des Grands Montets, faire la file à la première benne, refaire la queue pour la deuxième benne et enfin prendre pied sur le glacier où l’affluence est digne de la Place Grenette.

Pour tenter de faire couleur locale, nous avons tous les trois sortis nos « gros » skis mais on se rend très vite compte qu’avec 84 en patin, ici, on fait rire car la moyenne se situe plutôt à 90. Pour ma part, la transition entre mes allumettes d’hier et mes nouveaux skis d’aujourd’hui (c’est le baptême des Baltoro) fait mal aux cuisses. Si on ajoute en plus l’altitude, la vitesse ascensionnelle prend un sacré coup. Heureusement, on n’est pas pressé, il faut de toute façon que la face décaille.

Après le passage de la rimaye, le reste de la montée se fait à pied dans une bonne trace pas trop raide. A ce moment, j’ai une pensée admirative et un peu inquiète pour Nat’n'Co et leur tractage au Grand Paradis; vu comme je suis déjà bien essouflée à porter mes skis, j’aurais été bien incapable de tracter.(on saura plus tard, sur la route du retour, que tout s’est bien passé pour eux et qu’ils ont remarquablement franchi la barrière des 4000m).

Après une pause bien méritée et un grand tour d’horizon, nous quittons le sommet vers 14h30 avec au programme, une belle descente de 2700m qui s’offre à nous puisque ça skie jusqu’à Argentière.

Plus de photos là:

Samedi et Dimanche

Karo

Tractage Xpress à Chamrousse : la deuxième tentative est la bonne !

Sorties réalisées les 29 février et 21 mars 2012.

C’était un défi discuté depuis plusieurs mois au sein du CAF-DSA. Il s’agissait de hisser Nathanael (et son fauteuil) en haut de la croix de Chamrousse, dans un format XPress qui fait échos aux montées sèches (en course a pied) Gresivaudan XPress organisées à l’automne. C’est aussi le format proposé par nombres de compétitions de ski alpi en nocturne…

A l’occasion de la fête de la station de Chamrousse, nous avions effectué une première tentative. Le départ avait été donné à 19h sous les vifs encouragements d’une belle foule de vacanciers étonnés par la composition de l’attelage. Mais vers 19h20, les organisateurs de la station souhaitant nous voir descendre pour ne pas décaler les autres animations en cours, nous abandonnons l’ascension. Une belle réussite néanmoins, avec un retour au Recoin fêté par un feu d’artifice et une cohorte de flambeaux autours de nous (merci les mono de l’ESF).

L’événement, bien qu’incomplet, a été largement couvert par les médias locaux. Ci-contre un article dans les affiches de Grenoble, mais aussi un article dans 20 minutes, puis dans le Dauphiné Libéré (18 mars 2012).

Le volumineux press-book de l’association NatNCo est disponible ici. Enfin, cet événement est l’occasion de susciter l’attention de France 3 Alpes, qui nous offre un beau reportage lors du tractage suivant (format classique). Merci Cécile pour le plan Com’ !

Néanmoins … il fallait remettre ça, pas question d’abandonner l’idée. Nous nous sommes donc retrouvés le mercredi 21 mars, vers 18h au Recoin, à une bonne dizaine de compétiteurs (plus ou moins affutés), pour une montée à la Croix avec pour objectif de boucler l’aller-retour en moins de 45 minutes.

A 18h20, le chrono est lancé, et l’attelage part au pas de course. Le premier raidillon des Gabourous est avalé rapidement, et le compteur s’affole déjà à la montre: on dépasse les 1100m/h. Nous croisons furtivement Annick qui s’essaye au travelling : merci pour le mini-reportage !

S’en suivent une succession de petites pentes (ça tracte dur) et de replats (où il faut relancer au pas de course), on bifurque a droite par La Bascule et nous atteignons la piste de La Crête. Il reste encore 150m de dénivelé, et surtout une grande distance horizontale pour atteindre la croix. Tout le monde relance la machine, les foulées s’accélèrent… la croix se rapproche, et avec elle le dernier ressaut à franchir au plus vite. Nous contournons la gare d’arrivée du télésiège, et nous arrêtons au pied de la pyramide de la croix. – … alors Nat, combien? – 37’37, beau chiffre non? Le pari est presque gagné.

Il reste à dépeauter au plus vite, lover la corde et… et… et… et non, on ne repart pas tout de suite, certains participants décident de se rhabiller « tranquillou » parce qu’il fait « un peu frisquet maintenant ». Le soleil a disparu, le peu de lumière qui reste sera suffisant pour atteindre la station sans frontale mais il ne faut pas trainer. Nous repartons donc sans plus attendre (le chrono tourne toujours…). La descente n’est pas aussi rapide qu’espérée: la piste n’a pas encore été travaillée par les dameuses, et les petites congères de la journée ont maintenant regelé…impossible de lâcher complètement les freins mais on file vite quand même. Le groupe pendant la descente se reconstitue intégralement, et nous arrivons groupés au parking. Résultat : 43’59. Il ne nous reste plus qu’à fêter dignement cet « exploit de l’inutile » chez notre amis l’écureuil.

A refaire l’an prochain! D’ici là, un autre défi pour NatNCo se profile dans les semaine qui viennent : l’ascension du Grand Paradi sur deux jours. Ce sera probablement moins lactique, mais pas moins dur! Tracteurs: Jean-Jacques, Roch, Yvon, Le Mich, Jeroen, Thomas, Nicnic, Sanfroic, Nico, Matt, , Eric, Sebastien. Photos et vidéo : Annick.

Sur quelles courses les filles vont elles courir ?

Edit de Julie: des infos toutes fraiches de la part d’Olivier visibles sur le forum. Polémique close pour la partie sur le Belle Etoile en ce qui me concerne.

Bonjour à tous,
Petite mise au point concernant les parcours de la Belle étoile 2012 :
a ce jour compte tenu des prévisions météo à 15 jours,
le parcours A sera le parcours par équipe, hommes et femmes
le parcours B sera un parcours individuel, hommes et femmes
la barrière horaire sera fonction de la météo et du risque d’avalanche essentiellement.
le départ sera vraissemblablement donné au lac de la Jasse pour éviter au maximum les pistes de ski.

Olivier

Je fais suite au post de Julie concernant sa réflexion sur l’orientation que prennent certaines courses en proposant un parcours filles au rabais (voir http://actus.dauphine-ski-alpinisme.fr/)

On l’a vu cette année à Oz, et a priori c’est la direction que souhaite prendre la Belle Etoile cette année.

Ca n’enlève rien à l’estime que j’ai pour nos confrères du TIM, qui de toute façon sont les seuls maîtres des courses qu’ils organisent.

En bref, voici ce que j’entends:

- Il est souhaitable que les bénévoles sur le terrain ne rentrent pas trop tard (il est difficile de solliciter des bénévoles sur une journée entière)

- On souhaite pour cela que le temps de course des filles soit globalement égal aux hommes.

- Les parcours proposés aux filles sont donc raccourcis des parties les moins intéressantes, les parties techniques sont conservées.

- Le niveau des filles est insuffisant, elles doivent s’entraîner plus.

- Il n’est pas normal que la 2ème fille soit à plus de 20min de Laetitia Roux.

Ce que j’en pense:

- Ces courses prennent clairement une orientation élitiste qui excluent de fait un grande partie des filles (qui ne sont déjà pas très nombreuses), et également un public des courses moins aguérri qui était le public que nous souhaitions toucher à la grande époque du trophée G3M.

- Lorsqu’on est organisateur de courses, on se doit à mon avis de privilégier la qualité de l’organisation et du service que l’on offre aux compétiteurs. A l’exception des conditions de sécurité, ce qui doit primer dans les choix pour la durée des parcours n’est pas l’heure à laquelle un bénévole rentre du terrain, mais d’avoir tout mis en ouvre pour accueillir un panel de coureurs le plus grand possible, et de leur offrir une belle journée de ski.

- Yannick, organisateur de la Grande trace, a démontré que c’était possible. Je pense également que c’est le cas du DSA sur le Tour du Grand Veymont.

- Je laisserai à chacun le soin de se faire un avis, pour ma part je n’irai pas à la Belle Etoile.

Tous à la Grande Trace 2013! … et humeurs.

Alors que certaines courses de ski-alpi tendent à s’uniformiser et à proposer des parcours plus courts s’éloignant peu des stations de ski, certaines courses telles que la Grande Trace, résistent à cette vague en privilégiant la beauté et la longueur des parcours, au timing maximum que les femmes devraient mettre. Autrement dit les organisateurs n’ont pas peur d’attendre les dernières féminines mais aussi les derniers hommes même si cela signifie rester  10H sur le terrain pour les bénévoles. Ces courses sont faites pour les coureurs et non pas pour que les bénévoles soient les pieds sous la table à 12h… Malheureusement ces arguments ne semblent pas être compris ou entendu du côté de la FFME, qui lors de l’étape de coupe de France à la Pyramide d’Oz en janvier n’a pas hésité à éjecter  à 1mn du départ les deux équipes femmes engagées sur le parcours A de 1700m de D+ pour leur faire faire le parcours B, d’à peine 1100m de D+.  Raison invoquée : « vous allez mettre trop de temps ». Mes oreilles ont cru rêver… En quoi allions-nous mettre plus de temps que les dernières équipes hommes ? Et quand bien même cela aurait été le cas, nous n’allions pas non plus mettre 10h pour faire 1700m de D+. Ce jour là nous aurions même mis moins de temps que les dernier du parcours B. Et si on en croit le règlement des courses de la FFME, un parcours par équipe doit au minimum être de 1350m de D+. Ce dimanche là, les organisateurs avaient tout faux. Rétrospectivement j’aurais du rendre mon dossard et demandé à être remboursée. Autre exemple, entendu à la TSF l’an passé alors que  l’équipe Karo/Sarah se faisait bloquer malgré des conditions nivo/météo idéales et un chrono loin d’être ridicule: « c’est une course de grand ici ! ». Et que penser du principe de la Pierra Menta qui renvoit chez eux les participants qui mettent plus de 90% du temps du premier toutes catégories confondues. Au niveau de Kilian Jornet et de Laetitia Roux, qui sont des professionnels (vs les amateurs), on peut dire que la PM est très loin de la course populaire qu’elle a pu être… J’avais aussi prévu d’aller à la Belle Etoile cette année qui est support des championnats de France par équipe. Mais encore une fois l’organisation a décidé de faire courir les femmes sur le « petit » parcours des jeunes. Payer une inscription pour aller à la cime de la Jasse par les pistes et m’entendre dire que je n’ai qu’à m’entrainer plus, ne m’intéressant pas beaucoup, je n’irais pas. Par contre c’est bien dommage car le parcours pour les « vrais » hommes est très beau et ne pas aller à la course organisée par les copains du TIM ce n’est pas bien malin. Mais bon, j’ai décidé de ne plus cautionner le système qui d’un côté voudrait promouvoir le ski-alpinisme au féminin et qui se plaint du manque de filles sur les courses et qui de l’autre fait absolument tout pour faire ressentir aux femmes que le ski-alpi est un sport d’homme…

Je ferme cette longue parenthèse pour revenir au sujet qui nous intéresse ici, la Grande Trace, qui cette année a proposé un parcours à la journée vraiment incroyable de 2800m de D+ pour un peu moins de 30km, engagé techniquement avec ce passage au sommet du Grand Ferrand par la voie des chourums, engagé physiquement par la longueur de l’itinéraire, engagé logistiquement le point le plus éloigné de la Jarjatte étant Lachaup au cœur du Dévoluy. L’organisation n’a reculé devant aucune de ces contraintes et rien que pour ça je dis chapeau.

Après avoir participé deux fois en équipe mixte, cette année je me sens suffisamment en forme pour tenter l’aventure en équipe femme et donc ne pas être « à l’élastique » tout du long. Pour l’occasion je fais équipe avec Julie S. de Chamonix. Nous n’avons jamais skié ensemble mais une équipe de Julie ça ne peut que donner de bonnes choses ! En plus tous les copains du DSA sont là, l’ambiance est donc détendue sur la ligne de départ.

Troupeau de DSAistes!

De ce que je connais des résultats de Julie, je pense qu’elle est légèrement plus rapide que moi. Je la charge donc de faire le rythme au début. On avisera bien en cours de route notre stratégie.

Dès la première montée je sens que la course va être longue, il y du plat pour étirer le peloton puis la trace est trop raide et avec le regel ça zippe. En dehors de la trace ce n’est guère mieux. Devant tout le monde à mis les skis sur le sac… On fait donc de même.

A pied au moins ça glisse pas!

Première petite descente en neige béton, seconde remontée … en crampons. Si bien qu’après 1100m de D+ on a fait quasiment 600m de D+ à pied, la moyenne ascensionnelle s’en ressent. La descente sur Lachaup est vraiment excellente, c’est le timing parfait pour la moquette. Au repeautage, il nous reste 1H50 pour atteindre le pas de la Cloche et son barrage horaire. Pour 950m de D+ je me dis que ça passe large. Mais très vite je me dis « peut-être pas». C’est plat sur le début et ça dure quelques kilomètres, ensuite on prend la direction d’un joli canyon, qui s’avérera plat lui aussi. Ah enfin ça monte! Il nous aura fallu 2H pour atteindre le col. On nous laisse passer tout de même malgré nos 10mn de retard sur la porte horaire. A partir de là plutôt que de (trop) se presser de toute façon on commence à accuser le coup, on prend le temps d’admirer les chouroums et la vue du sommet.

Les chourums s'apprêtent à engloutir les participants.

C'est vraiment un très gros trou qui avale tout ce qui tombe de plus haut.

Second chourum avec vue sur le ciel!

Perte momentanée de l'éclairage naturel.

Le président a de beaux restes! Le sommet du Grand Ferrand n'est plus loin.

La descente du Grand Ferrand sera un peu longuette, s’effectuant à pied sur du rocher pourri.

Rocher Dévoluard = rocher pourri!

Puis on peut enfin chausser et c’est  une bonne descente en transfo, un peu lourde vu l’heure, mais ça reste bon à skier. Un dernier repeautage et une fin de descente à pied faute de neige nous mène à la partie an skate histoire de finir sur une note bien physique !

Va falloir travailler la coordination les gars ;-) !

Plongeon final sur la Jarjatte.

Olivier et JJ: je veux bien la même forme que vous!

Au final, on est vraiment contente d’être arrivée au bout de ce parcours très long et très exigeant physiquement.

En attendant que nos poursuivants nous rattrapent (ou pas), on prend la pose!

Les très nombreux passages à pied associés à pas moins de 20 manips, plus les longs plats, expliquent que presque tout le monde a explosé son timing prévisionnel.

Enfin un grand merci aux organisateurs d’avoir rêvé et réalisé un tel parcours et de mettre des barrages horaires pas trop serrés ni strictes qui tiennent compte des conditions sur le terrain, à bon entendeur… Merci à tous les bénévoles, souriants et bavards, qui nous ont encouragés tout du long. C’était dément! Si il n’y avait qu’une course à faire dans l’année c’est celle là que je choisirais.

Les résultats

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